CHARKHA 2018-08-14T16:32:13+00:00

#jazzmodal
#grooverural

Le projet Charkha réunit 6 musiciens à la recherche constante d’une transe collective. En empruntant les chemins parcourus par John Coltrane, Eric Dolphy, Rabih Abou-Khalil, Henri Texier, l’Hijaz Kâr, Kristen Noguès ou Steve Coleman, Charkha fait vibrer une musique engagée, enracinée, qui se joue de la modalité aux confluents des musiques traditionnelles, jazz et contemporaines.

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L’originalité de ce répertoire est de construire autour de grands textes de la poésie du XXème siècle un écrin rythmique fort : les grooves acoustiques puissants, la fougue orchestrale se trouvent mis au service des textes chantés en langue bretonne, en français et en anglais, issus de poèmes engagés de Joan Lo Rebèca, Edouard Glissant, Léon Felipe ou Monchoachi… des petits bouts de beau mettant à nu la cruauté du monde.

Tensions, effusions, apesanteurs, brèches, profondeurs arides et élévations broussailleuses, l’univers de Charkha captive, hypnotise et fait remuer les corps autant que les méninges.

Line up : 

Flûte/compositions : Gurvant Le Gac 
Saxophone Ténor : Thimothée Le Bour
Percussion : Gaëtan Samson
Chant : Faustine Audebert
Contrebasse : Johnathan Caserta
Oud : Florian Baron

  • ven
    05
    Oct
    2018

    CHARKHA

    Théâtre de Cornouailles (SN) - Quimper (29)
Le premier album du groupe La couleur de l’orage sortie en 2014;  révélation jazz magazine de l’année.
« C’est sûr, la « couleur de l’orage » n’est pas celle de l’arc-en- ciel. Mais sa fibre poétique n’en est pas moins vibrante, profuse en impressions vives et en émotions tendues. Il y a de la douleur viscérale, de la révolte fébrile, du songe amer dans La Couleur de l’orage, faisant de cet album un manifeste sinueusement engagé. (…) Tensions, contrastes, effusions, apesanteurs, brèches, profondeurs arides et élévations broussailleuses, l’univers de CHARKHA captive et hypnotise, et fait remuer les corps autant que les méninges. La Couleur de l’orage est un opus ambitieux mais pas inaccessible, et c’est assurément l’une des plus goûteuses galettes cuisinées en Bretagne ces derniers mois. »
Extrait de la chronique d'Ethnotempos , – juin 2014
« L’oud de Florian Baron nous entraîne en Bretagne, avec Charkha [RÉVÉLATION!] et ses musiciens issus de la Kreiz Breizh Akademi où Erik Marchand initie à l’enracinement et à l’envol. Autour de la chanteuse Faustine Audebert déjà signalée au sein du trio [zon], Gurvant le Gac (fl.) a imaginé pour « la Couleur de l’Orage » un environnement orchestral d’une impressionante cohérence où l’on croise de manière très subtile des influences multiples allant du kan ha diskan breton à Steve Coleman, avec Timothée le Bour (sax), Jonathan Caserta (b) et Gaêtan Samson (perc.). »
Jazzmag, n°661 , - mai 2014
« En faisant sien le « nous sommes tous d’ici/nous semblons tous venir d’ailleurs » du poète breton Eugène Guillevic, Charkha – du nom du rouet indien – revendique une vision progressiste, éclairée, de la notion d’appartenance à un territoire. Ce sextet initié par le flûtiste Gurvant le Gac croise chants et improvisations en breton, grooves ondulants du oud, mélodies « saxuées », percus orientales et velouté des basses de la contre’. Il réinitialise l’idée de rencontres musicales en délimitant l’aire de ces dernières dans le champ des musiques modales. Revendiquées comme bretonnes et ouvertes sur le monde, ces musiques accueillent en leur sein les textes de poètes marseillais Joan Lo Rebèca, Jean-Claude Izzo, de l’espagnol Léon Felipe et du voyageur suisse Nicolas Bouvier »
Mondomix, - Avril 2014
« La Bretagne orientale de Charkha »
Formation récemment apparue en terre bretonne, Charkha a sorti à l’automne un premier album d’une grande intégrité musicale et poétique intitulé La Couleur de l’orage. Autour de poèmes chantés en breton par une Faustine Audebert à la voix limpide, les musiciens, pour la plupart membres du groupe Bayati, se livrent à une exploration vigoureuse des modes et combinaisons asymétriques orientaux sans se départir d’une manière d’improviser propre au jazz. Les sonorités mates du oud, du zarb et de la contrebasse se mêlent ainsi à la suavité du saxophone et de la flûte dans une suite de danses entêtantes, qui traquent la transe dans l’incessante répétition de motifs mélodico-rythmiques.
Le blog des Inrocks, - mars 2014
« Le sextet nous a entraînés progressivement dans son univers fait de paysages colorés, d’ambiances chaleureuses aux rythmes tantôt feutrés, tantôt obsessionnels, qui conduisent progressivement à la transe. En une quarantaine de minutes intenses, Charkha a prouvé qu’en Bretagne une nouvelle génération inspirée était en train de faire sérieusement bouger les lignes des musiques populaires à caractère modal. »
Akhaba.com , - décembre 2013
« Où sommes nous ? Sans doute plus dans un rêve que dans un pays. Pourtant ce qui est notre paysage musical est bien là, et tant d’autres choses aussi. Ce lieu rêvé ne veut pas être une frontière mais j’y vois un ciel d’orage, dans des confins où le tonnerre raisonnait encore il y a peu. (…)
Et la poésie…celle qui a depuis longtemps permis aux gens d’ici de voir la vie moins sombre que le ciel. »
Erik Marchand, Drom
« En écho à cette musique profonde, un cri du coeur qui dit l’urgence de la créolité, d’une musique sans titre de séjour, celle de Charkha, la formation emmenée par le flûtiste Gurvant Le Gac. Six musiciens en quête d’une émulsion sonore où jazz et musiques populaires fusionnent, un groove rural chaloupé qui plonge dans les textes de la littérature monde, d’Edouard Glissant à Guillévic. La colère de la boue est le très bel album qui donne toute la mesure de ces musiciens intègre et puissants. »
Philippe Le Gal, Carré Magique - Lannion
«(…) Il arrive que l’impression laissée par un disque soit déçue par le concert, le studio ayant permis de masquer les faiblesses du groupe ou le format du disque lui ayant imposé de resserrer son propos. Il arrive aussi que cette impression soit décuplée par l’écoute sur scène, soit que le temps du concert et la présence physique lui permette de s’épanouir entièrement, soit que l’auditeur, en l’occurrence le critique, s’y trouve plus disponible. C’est l’une ou l’autre de ces deux dernières solutions qu’il me faut retenir ce soir au sujet du groupe Charkha, déjà mentionné dans un encadré “World” de notre numéro 661 où son disque “La Couleur de l’orage” recevait la distinction “Révélation” (…)Les arrangements font tourner des rythmes obsédants que les trois membres de la rythmique ornementent à l’envi d’ostinatos changeants autour des textes chantés ou d’onomatopées à l’unisson des soufflants. Ici et là, comme on lâche sa fronde après lui avoir donné l’élan d’un long mouvement giratoire, la bride est lâché sur le saxophone, instrument qui assume avec un naturel unique l’art ornemental de la modalité arabe et celui du développement phrasé hérité du jazz. La flûte traversière, en bois comme il est de coutume dans l’aire dit “celtique”, avec ce son éolien qui la caractérise, pratique souvent une improvisation motivique torrentielle et explosive tout en rapides et furieux tourbillons et c’est encore tout éclaboussé de cette musique que, à une heure sonnante, je finis de rédiger cette chronique en réécoutant “La Couleur de l’orage”.»
Extraits de la chronique de Franck Bergerot, , 24 Août 2014
 - consultable sur jazz magazine

Me a lar :

Le clip Daet oc’h :

Espace pro

  • La couleur de l’orage (1er album – 2014) – En version CD : contacter le groupe via faceboook.
    ou en dématérialisé sur >>>Bandcamp